Porteurs de projet

Agnès Laboissette

Metteuse en scène / Comédienne

C’est après s’être formée au métier de comédienne en suivant la formation professionnelle de la Compagnie Maritime (Montpellier) de 2010 à 2013, qu’Agnès choisit de se tourner vers le métier de metteuse en scène en intégrant le parcours Arts du Spectacle de l’Université de Paul Valéry et plus particulièrement le Master Création porté par Laurent Berger. Elle y rencontre de nombreux artistes régionaux comme Claire Engel, Bela Czuppon, Julien Guil, Philippe Goudart, Marion Coutarel, Camille Daloz ou encore Nathalie Garraud.

C’est par la suite dans son parcours professionnel qu’elle travaille aux côtés d’artistes nationaux comme Daria Lippi et Julie Kretzschmar et internationaux avec Markus Ohrn, Juan Navarro et Kate McIntosh. Elle sera aussi formée à l’écriture dramatique au contact de professionnel comme Gabriel Calderon, Marion Aubert et David Léon.  Au cours de ce cursus elle monte plusieurs pièces, Tout est bien qui finit bien et Le Conte d’Hiver de William Shakespeare et deux créations originales Du rose au Mur traitant de la condition des femmes incarcérées en France et Paume au côté d’Aicha Euzet questionnant le corps est ce qui peut le genrer.

Au sortie de ces études elle décide de monter avec Baptiste Brisseault la Compagnie God Bless et choisit en parallèle de se former au métier de chargée de production à l’ARDEC afin de décortiquer ce que certain nomme « l’industrie du théâtre ».


Baptiste Brisseault

Comédien / Créateur sonore

C’est en 2012 que Baptiste débute dans le milieu professionnel du théâtre, d’abord au théâtre de la Vignette (Montpellier) où il participe en tant que comédiens à la création du spectacle « 24H SHAKESPEARE » dirigé par Laurent Berger, également représenté au printemps des comédiens en 2016. Il se forme ensuite professionnellement dans un master « création et arts de la scène » dans lequel il va parfaire l’écriture avec David Leon et écrit son premier essais fragment de regard, le jeu d’acteur avec Nathalie Garraud, et la direction d’acteur avec Dag Janneret. Il participe à la création  Intérieur / Exterieur  en tant que comédiens, spectacle mis en scène par Daria LIPPI. Début 2020, il travail en tant que comédiens pour Angelica LIDDELL dans son spectacle Una costilla sobre la mesa : madre sur le plateau du théâtre national la colline.

Il est également programmé au festival NOVO, cette fois si en tant que créateur son dans la pièce Hedda Gabler, mis en scène par Océane YARD. Toujours en recherche d’identité sonore il participe la création performative Jarjaris mis en scène par Aicha EUZET. Il va comme consécration de ce cursus, créer la bande son du spectacle  Chapitre 0, un travail musical aboutit présenté en MAI 2018 au théâtre la Vignette.  En parallèle, il découvre  et se forme à « ABLETON » dans une école audio numérique.

Fort de ces deux parcours artistique, il fonde en 2019 avec Agnès Laboissette la compagnie god bless, qui à pour but premier la recherche autour de la matière son et d’œuvres textuelles contemporaines, sujets à un présent commun, qui parle à tous et pour tous.

SON – Rencontre au Caylar

 » Une rencontre au Caylar  » – God Bless Compagnie – Création originale dans le cadre du festival du Roc Castel

  • La voix virtuelle : Extrait du texte – « Une rencontre au Caylar ».
La voix virtuelle

  • Vous venez d’où ? : Extrait des rencontres entre habitants et festivalier.
Vous venez d’où ?

  • Vous pourriez vivre ici ? : Extrait des rencontres entre habitants et festivalier.
Vous pourriez vivre ici ?

  • Vous entendez souvent vos voisins ? : Extrait des rencontres entre habitants et festivalier.
Vous entendez souvent vos voisins ?

Vous êtes plutôt question pour un champion ou douze coup de midi ? : Extrait des rencontres entres habitants et festivalier.

Vous êtes plutôt question pour un champion ou douze coup de midi ?

Une rencontre au Caylar

Premier protocole, Première création

Lecture hybride « Une rencontre au Caylar, Festival du roc castel 2019, Place de la république,
Le Caylar

Au départ on avait envie de travailler sur un texte « Bien Lotis » de Philippe Malone, comme l’auteur le dit lui-même, l’auteur, est une comédie « sociale », une épopée péri-urbaine. La rencontre on ne sait trop comment d’un journaliste avec un couple de sexagénaire qui nous parle de leurs 40 ans de vie commune. De leurs rêves, de leurs espoirs et des déceptions qui les accompagnent.

Du rêve de l’immeuble comme un « vivre ensemble » à celui d’un pavillon pour « vivre soi », du collectif à l’individuel, et du voyage qu’il reste à parcourir.

L’envie est venue de s’implanter dans un territoire en travaillant autour de ce thème, de composer avec un territoire qui nous tient à cœur, le Caylar et ses habitants.  C’est à cette étape de travail que l’on s’est penché sur le Festival du Roc Castel. Un festival sur le thème du voyage lent. Le lien c’est fait toute suite pour nous : quoi de plus lent voyage, que celui de la vie. La vie au cours duquel, comme dans tout voyage, l’on fait des rencontres, qui se constituent de gens que l’on trouve et de gens que l’on rate.

Alors on a voulu faire se rencontrer, se parler ceux qui se côtoient mais sans vraiment ce rencontrer. L’envie de faire parler ceux qui à qui on ne donne pas assez la parole, faire se rencontrer des gens qui ne se serait jamais vu.


Une création qui répond à une urgence, connectant habitant et festivalier

L’urgence de faire parler les gens, tout simplement. Notre protocole que nous avons adaptés spécialement pour le festival c’est composé de 3 temps, réparties sur 4 jours :

  1. La rencontre : Elles sont enregistrées et organisées pour réunir une habitant du village et un festivalier. Ils ce posent alors des questions prédéfinis pendant une demie heure. Cet échange, nous sert de matière pour la phase finale.
  2. Rendez vous d’écriture : Seul ou à plusieurs, chaque personne doit choisir un lieu du Caylar qui lui plait ou qui l’intriguent (le bar, l’arbre sculpté, la boulangerie..) et s’y rend pour écrire sur ce qui l’entoure. Le principe est de rester ouvert à tout ce qui peux se passer autour de soi, se laisser allez à de possibles rencontre même les plus infime.
  3. Une proposition artistique : Sous forme de lecture hybride, mêlant voix enregistrées, voix virtuelle et lecture de texte en direct.